Quel projet ?

Spiritualité, culture, technologie ? Si l’on peut sans trop de difficultés comprendre l’association entre spiritualité et culture, ou culture et technologie, le rapprochement entre spiritualité et technologie est moins aisé.

Pourtant, nous vivons dans une société dans laquelle la technologie occupe une place de plus en plus importante, depuis la micro-informatique et la téléphonie mobile jusqu’à la domotique et le GPS, une société résolument nouvelle, qu’il nous faut réinventer chaque jour, une société à laquelle il nous faut à présent donner un sens.

Avec Internet, notre monde ressemble souvent à un village et il est courant aujourd’hui de communiquer quotidiennement avec d’autres personnes pourtant à l’autre bout de la planète. Pour autant, ce monde-là n’est pas idyllique - loin s’en faut -, et il est de notre devoir à tous de rester vigilant.

Aujourd’hui, le spirituel connaît un regain de popularité, et l’on se tourne volontiers - et non sans raison -, vers les grands maîtres du passé, les sagesses d’origines asiatiques ou encore la religion. Mais il existe aussi des courants transversaux, parfois déroutants, à mille lieux du mysticisme soft et sans saveur du new age, qui méritent toute notre attention. Dans son livre, Les utopies posthumaines, Rémi Sussan a très bien montré comment la contre-culture et les avant-gardes des années soixante ont contaminé notre présent et contribuent aujourd’hui à modeler notre futur.

De Thimothy Leary à John Barlow, de William Gibson à Phil Hines, de Terence McKenna à Douglas Rushkoff et Ken Wilber - journalistes, écrivains, philosophes ou artistes, parfois tout cela à la fois, ils contribuent par leurs travaux à nous aider à mieux penser notre société, à mieux y vivre.

Tout comme par le passé chaque tribu avait son medecine-man, il nous appartient de ne pas oublier de garder une place à la sortie de notre village global pour nos chamanes.

Le monde est tumultueux, chaotique, mais il avance ! Tâchons d’avancer avec lui …

Philippe C.