Le monde est plus magique que vous le pensez
La magie, c’est d’abord et avant tout être attentif au monde, écouter ce qu’il a à nous dire. Les situationnistes appelaient cela la dérive :”Plutôt que de demeurer emprisonnés dans leur routine quotidienne et de faire chaque jour le même trajet sans prêter la moindre attention à leur environnement vital, la dérive exhorte les citadins à suivre leurs émotions pour regarder les situations urbaines sous un angle radicalement nouveau.“
Il en résulte alors presque à chaque fois une multiplication de hasards objectifs, si chers aux surréalistes, que l’on nomme aussi synchronicités. Voici la définition qu’en donne wikipédia :
Carl Gustav Jung propose de nommer synchronicité une relation entre deux événements qui ne relève pas d’une association causale, mais d’une association par le sens. Il existe certes déjà le mot coïncidence, mais ce dernier évoque un aspect fortuit qui ne se trouve pas dans le concept de synchronicité. On peut donc parler d’une coïncidence objective. Par exemple, vous vous posez une question et voilà qu’une réponse vous est donnée par l’entremise du discours d’un proche, par une représentation picturale (affiche ou autre), par quelque ligne d’un livre ouvert “au hasard”, etc… Carl Gustav Jung illustrait ce concept par le très célèbre exemple du scarabée d’or : alors qu’une de ses patientes en analyse lui racontait un de ses rêves et prononcait le mot scarabée d’or, un scarabée d’or s’écrasait sur la vitre de son cabinet, les troublant tous deux. Cette “coïncidence fortuite” allait permettre de relancer la thérapie stagnante de sa patiente…
Pour le magicien, ces synchronicités sont les premières manifestations tangibles de l’existence de la magie.
A titre d’exemple, voici ce qui m’est arrivé en mars dernier, alors que j’étais à Paris…
Arrivé en début de soirée, je me trouvai du côté de la tour Saint Jacques, pour faire quelques photos documentaires pour l’un de mes projets de scénarios.
Une fois cela fait, comme il était encore tôt, je décidai de laisser mes pas me guider, empruntant de préférence les petites rues, marchant vers l’inconnu, pensant à la magie, aux formes quelle peut prendre, guettant un signe, un signe fort…
Finalement, je me suis retrouvé près de Beaubourg, toujours pris dans mes pensées, lorsque j’avisais un cinéma. Sortant un peu de ma rêverie, je décidais de lever les yeux vers les affiches des films proposés. Je ne me souviens plus aujourd’hui du programme. Ce que je n’ai pas oublié en revanche, c’est l’affiche pour un film qui alors n’était pas encore sorti, “Oublier Cheyenne“.
Sous le titre était inscrit l’accroche suivante : Le monde est plus magique que vous ne le pensez…
Tags: expérience, magie, spiritualités
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